Fracture de la malléole interne : causes, symptômes, diagnostic, traitement et rééducation
La fracture de la malléole interne, aussi appelée fracture de la malléole médiale, touche la partie interne de la cheville, au niveau de l’extrémité inférieure du tibia. Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement si la fracture est grave, si une opération est nécessaire, combien de temps tu vas marcher avec des béquilles et quand tu pourras reprendre le sport. Ici, tu vas trouver une explication claire, concrète et complète pour comprendre ce qui se passe, ce que le médecin cherche à vérifier et ce que cela change pour toi dans la pratique.
Dans la majorité des cas, ce type de fracture survient après un traumatisme important de la cheville, parfois associé à une entorse, à une autre fracture du pied ou à une fracture de la cheville plus large. Le point essentiel à retenir, c’est que le traitement dépend surtout de trois choses : le déplacement de l’os, la stabilité de la cheville et l’existence ou non de lésions associées.
L’essentiel a retenir : une fracture de la malléole interne est une fracture de la partie interne de la cheville, au niveau du tibia.
- Elle peut survenir après une chute, un choc direct, une torsion ou un effort répété.
- Les signes typiques sont la douleur, le gonflement, l’hématome et la difficulté à marcher.
- La radiographie est l’examen de base pour confirmer la fracture et voir si elle est déplacée.
- Un traitement sans chirurgie est possible si la fracture est simple et stable.
- Une opération est souvent proposée si la cheville est instable ou si l’os est déplacé.
- La rééducation est indispensable pour récupérer la marche, la mobilité et l’équilibre.
- Le retour au sport peut prendre de 8 semaines à plusieurs mois selon la gravité.
Qu’est-ce qu’une fracture de la malléole interne ?
La malléole interne correspond à la saillie osseuse que tu sens sur la face interne de la cheville. Elle fait partie du tibia, l’un des deux grands os de la jambe, avec le péroné. Concrètement, quand cette zone casse, on parle de fracture de la malléole médiale ou de fracture de la malléole tibiale.
Ce type de fracture peut être simple, déplacé, incomplet, comminutif, ouvert ou encore de fatigue. Cette distinction est importante, car elle influence directement la prise en charge. Une fracture simple et stable ne se traite pas comme une fracture déplacée avec instabilité de la cheville.
Causes de la fracture de la malléole tibiale
Dans la pratique, la fracture de la malléole interne apparaît surtout quand la cheville subit une force trop importante pour l’os. Cela peut arriver dans plusieurs situations très concrètes :
- une chute avec réception brutale sur un sol irrégulier ;
- une entorse violente de la cheville avec torsion du pied ;
- un choc direct sur la face interne de la cheville ou de la jambe ;
- un atterrissage après un saut ;
- un traumatisme sportif, notamment en football, rugby, basket ou tennis ;
- une fracture de fatigue liée à une surcharge d’entraînement.
Ce que cela implique pour toi, c’est qu’une douleur importante après un traumatisme de cheville ne doit pas être banalisée. Si tu ne peux pas poser le pied, si la douleur est vive ou si la cheville gonfle rapidement, il faut faire vérifier la situation sans attendre.
Fracture de fatigue : un cas à part
La fracture de fatigue de la malléole interne ne vient pas d’un gros choc, mais d’une répétition de microtraumatismes. On la voit surtout chez les personnes qui augmentent trop vite leur volume d’entraînement, leur intensité ou leur fréquence de course. Dans ce cas, la douleur s’installe progressivement, souvent au fil des séances, puis devient présente même au repos si on continue à solliciter la zone.
Signes et symptômes d’une fracture de la malléole médiale
Si tu rencontres ce problème, les symptômes sont souvent assez parlants. La douleur apparaît généralement tout de suite après le traumatisme, sur la face interne de la cheville ou un peu plus haut sur la jambe. Elle s’accompagne fréquemment d’un gonflement, d’un hématome et d’une sensibilité au toucher.
Voici les manifestations les plus fréquentes :
- douleur brutale et aiguë au moment de l’accident ;
- douleur sur la face interne ou antérieure de la cheville ;
- douleur augmentée à la marche, en appui ou lors de certains mouvements ;
- boiterie pour protéger la zone ;
- impossibilité d’appuyer le poids du corps dans les cas plus graves ;
- gonflement et hématome ;
- déformation visible si la fracture est déplacée ;
- fourmillements ou engourdissement dans certains cas.
En pratique, une douleur qui s’atténue au repos n’exclut pas une fracture. C’est même un piège classique : certaines fractures de fatigue ou fractures peu déplacées restent supportables au début, puis s’aggravent si on continue à marcher dessus.
Diagnostic de la fracture de la malléole tibiale
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique, puis sur l’imagerie. Dans la majorité des cas, une radiographie suffit à confirmer la fracture, à voir si elle est déplacée et à évaluer la stabilité de la cheville. Le médecin cherche aussi d’éventuelles lésions associées, car une fracture de la malléole interne ne vient pas toujours seule.
Les examens complémentaires peuvent être utiles si la situation est plus complexe, par exemple en cas de doute sur une fracture associée, une atteinte ligamentaire ou une fracture mal visible sur la radiographie. Dans certains cas, un scanner est demandé pour mieux analyser les fragments osseux.
Concrètement, le but du diagnostic n’est pas seulement de dire “il y a une fracture”. Il faut surtout répondre à des questions très pratiques : est-ce que la cheville est stable ? Est-ce que l’os est déplacé ? Est-ce que l’articulation est touchée ? C’est ce qui guide le traitement.
Traitement non chirurgical de la fracture de la malléole tibiale
Si la fracture est simple, peu déplacée et que la cheville reste stable, un traitement sans chirurgie peut être suffisant. C’est souvent le cas quand l’os est bien aligné et que les lésions associées sont limitées.
Le traitement repose alors sur l’immobilisation avec une attelle ou un plâtre. Le médecin demande en général d’éviter l’appui pendant environ 6 semaines, mais cette durée peut varier selon le type de fracture et le contrôle radiologique. Des radiographies de suivi sont souvent nécessaires pour vérifier que rien ne s’est déplacé.
Dans la pratique, ce traitement fonctionne bien si tu respectes vraiment les consignes. Le principal risque, c’est de reprendre l’appui trop tôt. Une fracture qui semblait stable peut alors se déplacer, ce qui complique la consolidation et peut rallonger la récupération.
Ce qu’il faut surveiller pendant l’immobilisation
Si tu es immobilisé, il faut rester attentif à plusieurs points : la douleur qui augmente au lieu de diminuer, un gonflement très important, une sensation d’engourdissement, une modification de la couleur du pied ou une gêne inhabituelle sous le plâtre. Ce sont des signaux qui justifient de recontacter rapidement un professionnel de santé.
Opération chirurgicale de la malléole tibiale
Quand la fracture est déplacée, instable ou associée à une atteinte plus large de la cheville, l’orthopédiste recommande souvent une opération. L’objectif est de remettre les fragments osseux en bonne position, de stabiliser l’articulation et de réduire le risque de mauvaise consolidation.
Dans certains cas, même une fracture apparemment simple peut être opérée si le médecin estime que cela améliore la solidité de la réparation ou permet une reprise plus précoce des mobilisations. Une greffe osseuse peut aussi être nécessaire lorsqu’il existe une perte de substance osseuse.
La fixation peut se faire avec une plaque et des vis, des broches de Kirschner ou un fixateur externe selon le type de fracture. Le choix dépend de la forme de la fracture, de sa gravité et de l’état des tissus autour de la cheville.
Pourquoi la chirurgie peut être utile
Ce que cela change pour toi, c’est surtout la stabilité. Une fracture bien réduite et bien fixée limite le risque de déplacement secondaire, facilite la consolidation et permet souvent de débuter plus tôt la rééducation. En revanche, la chirurgie n’est jamais anodine : elle expose aussi à des risques qu’il faut connaître, comme l’infection, la thrombose veineuse profonde, les douleurs résiduelles ou les problèmes de consolidation.
Complications de la fracture de la malléole tibiale
La fracture de la malléole interne peut évoluer favorablement, mais certaines complications existent, surtout si la fracture est déplacée, mal réduite ou si la reprise d’appui est trop précoce.
- lésions cutanées et atteinte des tissus mous ;
- retard de consolidation ou absence de consolidation ;
- mauvais alignement osseux ;
- perte de fixation après chirurgie ;
- infection ;
- arthrite post-traumatique de la cheville ;
- thrombose veineuse profonde ;
- complications plus fréquentes chez les personnes diabétiques ou fragiles.
Il faut aussi garder en tête que certaines complications ne se voient pas tout de suite. Par exemple, l’arthrite post-traumatique peut apparaître plus tard, surtout si l’articulation a été abîmée ou si la réduction n’a pas été parfaitement obtenue. C’est une des raisons pour lesquelles le suivi médical compte autant que le traitement initial.
Quels sont les temps de guérison ? Pronostic de la fracture de la malléole tibiale
Le pronostic est souvent bon si la fracture est prise en charge correctement. Beaucoup de patients récupèrent complètement, que le traitement soit chirurgical ou conservateur. En revanche, le délai de guérison varie beaucoup selon la gravité de la fracture, l’âge, l’état général et les éventuelles lésions associées.
En pratique, la reprise du travail ou des activités quotidiennes peut se faire après plusieurs semaines. Pour le sport, il faut souvent compter entre 8 semaines et plusieurs mois. Si la fracture est plus complexe, si la cheville a été opérée ou si d’autres structures ont été touchées, la récupération est plus longue.
Chez les fractures simples, la marche avec béquilles peut parfois reprendre après environ un mois d’immobilisation. Chez les personnes âgées, le délai peut être plus long, souvent 2 à 3 mois avant un appui plus confortable et plus sûr.
Les facteurs qui rallongent la récupération
Sur le terrain, on constate généralement que la récupération est plus lente quand il existe une fracture déplacée, une atteinte ligamentaire, une fracture du pied associée, une douleur persistante ou un mauvais respect de l’immobilisation. Le diabète, le tabagisme et certains problèmes vasculaires peuvent aussi compliquer la consolidation.
Kinésithérapie et rééducation en cas de fracture de la malléole tibiale
La rééducation est une étape clé. Dès que l’orthopédiste autorise le mouvement, il faut commencer à travailler la mobilité, la force musculaire, l’équilibre et la marche. Sans cela, la cheville reste raide, faible et instable, même si l’os a consolidé.
Les exercices commencent souvent de façon très progressive : mobilisation douce de la cheville, travail contre élastiques, renforcement du mollet et rééducation proprioceptive. Cette dernière est essentielle pour retrouver les automatismes de stabilité et éviter les entorses à répétition.
Concrètement, la rééducation vise plusieurs objectifs :
- récupérer l’amplitude de mouvement ;
- restaurer la force musculaire ;
- corriger la boiterie ;
- retrouver l’équilibre et la proprioception ;
- reprendre la marche normale ;
- préparer le retour à la course et au sport.
Selon les cas, la récupération complète de la force du mollet et de la jambe prend plusieurs mois. C’est normal. Vouloir aller trop vite est une erreur fréquente, car la cheville peut sembler “aller mieux” alors qu’elle n’est pas encore prête à supporter des appuis intenses.
La sollicitation
Le moment où tu peux recommencer à charger la jambe dépend du type de fracture et de la stabilité obtenue. Le médecin décide ce passage à l’appui quand il estime que l’os est suffisamment solide pour supporter la charge sans risque de déplacement.
Si tu appuies trop tôt, les fragments peuvent bouger, la consolidation peut être retardée et, dans certains cas, une nouvelle intervention peut devenir nécessaire. C’est pour cela qu’il faut respecter strictement les consignes, même si la douleur diminue avant la fin de la consolidation.
Dans la pratique, l’appui se reprend souvent par étapes : appui partiel avec béquilles, puis augmentation progressive, puis appui complet quand tout est sécurisé. Cette progression est plus sûre qu’un retour brutal à la marche normale.
Prévention
Il n’est pas toujours possible d’éviter une fracture de la malléole médiale, surtout en cas de choc direct ou de chute. En revanche, tu peux réduire certains risques, notamment dans le sport.
Si tu joues au football, le port de protège-tibias diminue le risque de traumatisme direct. Dans les sports à sauts ou à changements de direction, il est aussi utile de travailler la stabilité de la cheville, la proprioception et la progression de charge à l’entraînement.
Pour limiter le risque de fracture de fatigue, il faut éviter les hausses trop rapides de volume ou d’intensité. Une augmentation brutale de l’entraînement, des chaussures inadaptées ou une reprise trop ambitieuse après une blessure sont des pièges classiques.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Si tu as eu un traumatisme de la cheville et que tu ne peux pas marcher, si la douleur est importante, si la cheville gonfle vite ou si tu vois une déformation, il faut consulter sans tarder. C’est encore plus vrai si tu ressens des fourmillements, un engourdissement ou si le pied devient froid ou pâle.
Dans les faits, mieux vaut faire vérifier une fracture suspectée tôt que de laisser traîner. Un diagnostic rapide permet de choisir le bon traitement et d’éviter des complications qui peuvent peser longtemps sur la récupération.
FAQ
Qu’est-ce qu’une fracture de la malléole interne ?
Une fracture de la malléole interne est une cassure de la partie interne de la cheville, au niveau de l’extrémité inférieure du tibia. Elle peut être simple, déplacée ou associée à d’autres lésions de la cheville.
Quels sont les symptômes d’une fracture de la malléole interne ?
Les symptômes les plus fréquents sont une douleur brutale, un gonflement, un hématome et une difficulté à marcher. Dans les cas plus graves, il peut aussi y avoir une déformation ou une impossibilité totale d’appui.
Comment diagnostiquer une fracture de la malléole tibiale ?
Le diagnostic repose surtout sur la radiographie, qui permet de confirmer la fracture et d’évaluer son déplacement. Selon le contexte, un scanner peut compléter l’examen pour préciser l’atteinte osseuse.
Quel est le traitement non chirurgical de la fracture de la malléole tibiale ?
Le traitement non chirurgical consiste à immobiliser la cheville avec un plâtre ou une attelle. Il est réservé aux fractures simples, peu déplacées et stables, avec un suivi radiologique régulier.
Quand faut-il opérer une fracture de la malléole tibiale ?
Une opération est souvent nécessaire si la fracture est déplacée ou si la cheville est instable. Elle peut aussi être proposée dans certains cas pour réduire le risque de mauvaise consolidation et faciliter la récupération.
Quels sont les temps de guérison d’une fracture de la malléole tibiale ?
La guérison prend souvent plusieurs semaines à plusieurs mois selon la gravité de la fracture. La reprise du sport peut parfois se faire vers 8 semaines dans les formes simples, mais elle est plus longue dans les fractures complexes.
Quand peut-on commencer à marcher ?
La marche reprend progressivement quand le médecin estime que la fracture est suffisamment stable. Chez l’adulte, cela peut arriver après environ un mois d’immobilisation pour une fracture simple, mais le délai est souvent plus long chez les personnes âgées.
La rééducation est-elle indispensable ?
Oui, la rééducation est indispensable pour récupérer la mobilité, la force et l’équilibre. Sans kinésithérapie, la cheville reste souvent raide et moins stable, ce qui augmente le risque de rechute.


Julie Bernard est une rédactrice expérimentée passionnée par les thématiques de la santé et du bien-être. Avec plusieurs années de pratique dans la création de contenu, elle s’engage à fournir des informations accessibles, fiables et basées sur des études scientifiques pour aider ses lecteurs à faire des choix éclairés. Julie explore des sujets variés, allant de la prévention des maladies et de la nutrition à la santé mentale et aux nouvelles avancées médicales. Elle croit en une approche éducative pour accompagner chacun dans l’amélioration de sa qualité de vie. Lorsqu’elle n’écrit pas, Julie participe à des conférences et webinaires sur les innovations en santé et bien-être. Sa mission : rendre la santé compréhensible et accessible à tous, avec une attention particulière aux conseils pratiques.